Le lien entre les sports de force et le vieillissement

5 novembre 2019
Le vieillissement est un processus physiologique et naturel qui se déroule de façon progressive. Les sports de force peuvent nous aider à retarder les symptômes du vieillissement et à améliorer notre qualité de vie. 

Les sports de force apportent de nombreux bienfaits pour la santé et pour la qualité de vie. Pratiquer ce type de sport à un jeune âge nous permettra de jouir d’une bonne santé musculaire, osseuse et même psychologique. Et ce n’est pas tout, les sports de force apportent également de nombreux bienfaits au niveau respiratoire et au niveau cardiovasculaire. Pour toutes ces raisons, sports de force et vieillissement sont deux concepts étroitement liés.

Le vieillissement est un processus inévitable ; personne ne peut éviter le passage du temps. Néanmoins, les sports de force permettent de lutter contre le vieillissement et de retarder l’apparition des signes et symptômes. C’est ce que nous vous expliquons dans cet article.

Les sports de force

Un sport de force est un sport qui se caractérise par la contraction des muscles à l’heure de porter une charge externe ou son propre poids. Ce type de sport implique un très bon développement des muscles en comparaison avec les sports de type cardiovasculaire.

Généralement, les exercices de force sont ceux que l’on pratique au sein d’une salle de sport afin de tonifier et de sculpter la musculature. Mais il existe plusieurs disciplines sportives pouvant être considérées comme des sports de force ; c’est le cas du lancer du javelot, du lancer du marteau, des sports de contact, de l’haltérophilie, du CrossFit et du Powerlifting, par exemple.

Cours de sport

Sports de force et vieillissement

Comme nous le disions au début de cet article, le vieillissement est un processus physiologique et naturel. Il se doit au passage du temps dans les cellules du corps. Après la puberté, soit à la fin du processus de croissance, les cellules cessent de se multiplier et de se régénérer. C’est pourquoi des lésions s’accumulent au niveau des cellules dont l’usure est visible au niveau macroscopique.

Il s’agit d’un processus irréversible, mais cela ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de retarder l’apparition des signes et la progression de ce processus. Une mode de vie sain, une alimentation saine et équilibrée, un bon repos ralentiront fortement le processus de vieillissement. Il est alors pertinent d’éviter les mauvaises habitudes telles que la consommation de drogues, la consommation d’alcool ou encore la consommation de tabac.

Le sport, en général, et notamment celui de force, est une méthode très efficace pour lutter contre les symptômes les plus limitants du vieillissement que nous vous présentons dans la suite de cet article.

Le sport et la sarcopénie

La sarcopénie est l’un des symptômes les plus limitants du vieillissement à long terme. Ce terme désigne un syndrome qui se caractérise par la perte de masse musculaire et de force musculaire au fur et à mesure du temps. Ce syndrome est irréversible.

La sarcopénie est tout aussi liée aux lésions visibles à l’échelle microscopique dans la structure même du muscle qu’à la perte des hormones anaboliques telles que les testostérone et l’hormone de croissance qui diminuent au fil du temps.

Non seulement le sport de force permet de retarder considérablement l’apparition de ce syndrome, mais il est aussi capable de l’atténuer fortement lorsqu’il commence à se manifester.

L’exercice physique stimule les hormones citées précédemment et aide à maintenir un taux élevé pendant plus longtemps. Par ailleurs, l’exercice même aide à produire et à conserver de la masse musculaire, ce qui favorise le maintien de la force et la fonctionnalité du corps.

Les sports de force et la perte de densité osseuse

La perte de densité osseuse est un phénomème physiologique qui survient avec l’âge. Les os deviennent de plus en plus cassants et fragiles, le risque de fractures augmente alors.

Par ailleurs, l’ostéoporose, une maladie des os qui concerne de nombreuses femmes ménopausées, accélère ce phénomème. Les hommes peuvent aussi être concernés par l’ostéoporose, notamment à partir de la sixième décennie de vie, mais dans une moindre mesure.

Les sports de force requièrent une grande stabilité des os et des articulations. Les hormones anaboliques préalablement citées jouent également un rôle dans le maintien de la densité osseuse. De façon générale, ce type d’entraînement améliore la structure osseuse et ralentit l’usure.

Femme âgée qui fait du sport

Fonctionnalité et mode de vie

Le maintien de la masse musculaire et le maintien de la densité osseuse permettent de préserver la fonctionnalité et l’autonomie du corps. Et en plus de réduire le risque de lésions ou de fractures propres au troisième âge, préserver la fonctionnalité du corps nous permet également de continuer à avoir un mode de vie actif.

Par ailleurs, l’exercice physique cardiovasculaire permet de réduire l’incidence des maladies cardiovasculaires et des maladies respiratoires. À cela, s’ajoutent une meilleure espérance de vie et, surtout, une meilleure qualité de vie.

En somme, il convient de garder à l’esprit le fameux dicton selon lequel le sport est notre meilleur médecin. Le sport, en général, et notamment les sport de force, sont de grands alliés à l’heure de lutter contre le vieillissement.

  • Copeland, J. L., Good, J., & Dogra, S. (2019). Strength training is associated with better functional fitness and perceived healthy aging among physically active older adults: a cross-sectional analysis of the Canadian Longitudinal Study on Aging. Aging Clinical and Experimental Research, 31(9), 1257–1263. https://doi.org/10.1007/s40520-018-1079-6
  • Papa, E. V, Dong, X., & Hassan, M. (2017). Resistance training for activity limitations in older adults with skeletal muscle function deficits: a systematic review. Clinical Interventions in Aging, 12, 955–961. https://doi.org/10.2147/CIA.S104674
  • Lambert, C. P., & Evans, W. J. (2002). Effects of aging and resistance exercise on determinants of muscle strength. Journal of the American Aging Association, 25(2), 73–78. https://doi.org/10.1007/s11357-002-0005-0
  • Mayer, F., Scharhag-Rosenberger, F., Carlsohn, A., Cassel, M., Müller, S., & Scharhag, J. (2011). The intensity and effects of strength training in the elderly. Deutsches Arzteblatt International, 108(21), 359–364. https://doi.org/10.3238/arztebl.2011.0359