Les maladies inflammatoires intestinales

La colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn ? Quelle est la différence entre les deux ?
 

Les maladies inflammatoires intestinales sont un ensemble de pathologies qui comprennent la colite ulcéreuse, la maladie de Crohn et la colite non classable. Quelles sont leurs caractéristiques ?

Caractéristiques des maladies inflammatoires intestinales

Dans ce groupe de pathologies, sont rassemblées les maladies qui présentent une inflammation chronique et récurrente de différentes parties du tube digestif, qui affectent principalement l’intestin. Elles se classent en trois groupes :

  • Colite ulcéreuse
  • Maladie de Crohn
  • Colite non classifiée ou indéterminée : lorsque l’on ne sait pas exactement de celle dont il s’agit.

Toutes ont une étiologie inconnue. L’hypothèse la plus acceptée est un manque de tolérance à la flore intestinale elle-même. Ce manque de tolérance entraîne une réaction immunitaire et inflammatoire contre la muqueuse.

Par ailleurs, il existe des facteurs génétiques impliqués dans la transmission de la maladie. En effet, lorsque l’un des parents en souffre, l’enfant est plus susceptible de l’attraper.

La colite ulcéreuse

Celle-ci affecte seulement le colon, bien que l’inflammation commence dans le rectum. Ce qui est connu sous le nom d’atteinte rectale. L’inflammation touche uniquement la muqueuse et c’est la principale différence avec la maladie de Crohn.

 

Une des solutions possibles est la chirurgie. Si l’on retire le colon, la condition se résout. En ce qui concerne les symptômes, ils se manifestent par une diarrhée avec ou sans saignement, une perte de poids très importante et des expectorations rectales (lorsque le mucus des selles est éliminé avec du sang).

La maladie de Crohn

Elle peut affecter n’importe quelle partie du tube digestif, depuis la bouche jusqu’à l’anus. La plupart du temps, l’inflammation se produit au niveau de l’iléon distal. En outre, cette inflammation n’est pas seulement présente dans la muqueuse, mais elle affecte toute la paroi.

Les complications les plus fréquentes de ce cadre clinique sont les fistules et les abcès, qui se remplissent de pus et de nourriture. D’autre part, la chirurgie ne permet pas de résoudre cette condition. Et, s’il s’agit du traitement le plus approprié, il peut conditionner le développement d’un intestin court.

Une femme sur les toilettes avec des douleurs au ventre.

Ces individus, dans la plupart des cas, souffrent de malnutrition. Par conséquent, une approche multidisciplinaire est essentielle pour minimiser les dommages.

Certains des symptômes les plus courants sont : diarrhée, douleur abdominale intense et perte de poids. Parfois, ils peuvent s’accompagner de constipation car les zones sténosées empêchent le mouvement des selles, donc elles fermentent.

 

Problèmes en lien avec l’alimentation

Le principal problème est que les besoins en protéines caloriques ne sont pas couverts. Ce qui, en raison de l’inflammation, est amplifié. Par ailleurs, il existe d’autres situations qui accompagnent la progression de la maladie.

Une aversion pour la nourriture

L’une des principales complications chez ces personnes est l’apparition d’aversion à des aliments précis, de l’anxiété voire même d’une peur des aliments, le tout découlant de douleurs abdominales. En effet, la distension abdominale et les nausées ou diarrhées après les repas conditionnent leur consommation. Par conséquent, les sujets malades ont tendance à très peu manger, ce qui conduit souvent à la malnutrition.

Les recommandations officielles limitent uniquement les aliments qui provoquent un mal-être abdominal. En outre, en cas de sténose d’une partie de l’intestin, la prolifération bactérienne est encouragée. Cette surcroissance bactérienne s’accompagne de symptômes qui peuvent réduire l’ingestion d’aliments.

Une anémie

L’anémie ferriprive peut être également une complication en lien avec les maladies inflammatoires intestinales. La carence en fer se produit à cause de la perte de sang due au processus inflammatoire ou à la malabsorption directe du fer.

 

La malabsorption, l’une des complications des maladies inflammatoires intestinales

Une autre complication liée aux maladies inflammatoires intestinales est la malabsorption. Cela affecte aussi bien les macronutriments (glucides, lipides et protéines) que les micronutriments (vitaminesminéraux et oligoéléments).

Les causes de ce symptôme sont la diarrhée, le syndrome de surcroissance bactérienne ou les réactions intestinales dues à une perte de fonctionnalité dans certaines parties du tube digestif.

Une femme avec des douleurs intestinales.

Les objectifs du traitement des maladies inflammatoires intestinales

Bien qu’on les appelle maladies inflammatoires intestinales, elles ne le sont pas toujours. Il s’agit de pathologies qui présentent des poussées. Selon le nombre de selles, la fièvre, la présence de sang dans les selles, les besoins nutritionnels sont augmentés au non.

Par conséquent, les objectifs se concentrent sur l’obtention et le maintien d’un état nutritionnel adéquat, en corrigeant les manques et en couvrant les besoins.

De même, des efforts doivent être réalisés pour diminuer la présence des symptômes lors des crises aiguës, en tenant compte de la présence ou de l’absence de sténose.

Enfin, il est essentiel de recevoir des conseils diététiques individualisés tout en essayant d’éviter les restrictions alimentaires inutiles et d’établir un modèle alimentaire équilibré et sain. Le maintien d’une bonne hydratation est également nécessaire.

 
  • Salas-Salvadó J, i Sanjaume AB et al. 2019. Nutrición y dietética clínica. Elsevier Health Sciences.