Quels muscles utilise-t-on pour frapper dans un ballon ?

· 9 avril 2019
Il s'agit de l'un des gestes les plus naturels chaque fois que nous jouons au football, voyons donc quels muscles sont sollicités pour frapper dans un ballon.

Chaque sport a ses particularités et ses exigences. Dans le football, par exemple, les joueurs qui possèdent un coup de pied hors du commun se démarquent souvent. Cela les aide effectivement à marquer un but depuis de grandes distances et à exécuter des longues passes comme si de rien n’était. 

En voulant les imiter, vous vous êtes certainement demandé quels muscles étaient à l’œuvre pour frapper dans un ballon. Nous vous en parlons dans cet article.

Un coup de pied puissant est une caractéristique qui peut distinguer un joueur dont on souviendra de lui pour cela. Roberto Carlos, Sinisa Mihajlovic et Dejan Stankovic sont des exemples clairs d’excellents frappeurs qui nous ont offert de merveilleux coups francs de frappe libre en football.

C’est également une caractéristique remarquable dans d’autres sports. Par exemple, dans le football américain ou le rugby, au moment du dégagement.

De nombreux footballeurs et rugbymans amateurs veulent reproduire cette qualité. Bien évidemment, cela leur offrirait un avantage considérable face à d’autres joueurs de leur niveau.

Pour frapper dans un ballon, presque tous les muscles du corps sont impliqués.

Pour cela, il est nécessaire d’exercer les jambes. Plus précisément, il est essentiel de savoir quels muscles nous utilisons en frappant dans un ballon. Dans cet article, nous vous donnerons quelques précisions à ce sujet. Nous vous suggérons également un bon moyen de booster votre ‘arme’ afin de devenir un buteur ou de faire des dégagements.

Quels muscles utilise-t-on pour frapper dans un ballon ?

Le groupe musculaire le plus impliqué au moment de frapper dans un ballon est celui des muscles du haut de la jambe. 

On trouve alors les quadriceps, les ischio-jambiers et les fessiers. Néanmoins, il est également nécessaire d’exercer la force sur les muscles centraux – ce sont les muscles du tronc -, les hanches, les muscles du pied et même du torse et des épaules.

Comme nous pouvons le constater, cela implique presque tout le corps. En effet, au-delà de la force spécifique pour entrer en contact avec le ballon, la propre impulsion du corps est aussi utilisée afin de transmettre cette puissance à la frappe.

Quadriceps, ischio-jambiers et fessiers

Ils sont chargés de fléchir et d’étendre le genou de la jambe qui effectue le tir. Par ailleurs, ces mouvements produisent également un effet sur les fléchisseurs de la hanche car ils y sont fixés à travers le fémur.

La hanche est chargée d’articuler les actions de chaque jambe. Grâce à l’aide des fessiers, elle participe au mouvement qui emmène la jambe en arrière pour prendre de l’élan.

Quadriceps, ischio-jambiers et fessiers impliqués lors d'une frappe dans un ballon.

D’autre part, sur la jambe d’appui, les quadriceps et les ischio-jambiers assurent la stabilité nécessaire. Ainsi, la frappe de pied peut être exécutée avec la direction et la puissance désirée.

Les muscles du tronc

Comme les précédents, ce sont eux qui sont responsables d’apporter de la stabilité et aussi un peu de mouvement au moment de la frappe.

Le torse et les épaules

Bien qu’il s’agisse surtout d’un travail dans les jambes, il est impossible de tirer dans un ballon sans bouger le torse et les épaules. En effet, ils jouent un rôle fondamental pour maintenir l’équilibre et ne pas tomber.

De plus, lors de la frappe, les deltoïdes alignent les épaules avec le ballon. Cette action vise également la coordination et une transmission de la force.

Tibial antérieur et jumeaux

Le muscle tibial antérieur est situé sur la partie latérale ou externe du tibia. Si vous vous interrogez sur sa fonction, la réponse est qu’il aide à fléchir les articulations de la cheville.

Muscle du tibial antérieur.

Lorsqu’un joueur donne un coup de pied, sa cheville se plie. En pointant les doigts de pied vers le bas, nous exerçons une flexion plantaire. Au lieu de cela, en les dirigeant vers le bas, nous faisons une flexion dorsale.

Précisément, le tibial antérieur entre en action dans la flexion dorsale. En revanche, concernant la flexion plantaire, le travail des jumeaux ou du muscle soléaire est nécessaire.

Conseils pour mieux frapper dans un ballon

Maintenant que nous avons développé les bases des muscles impliqués en frappant dans un ballon, dirigeons-nous un peu vers la pratique. Voici donc quelques conseils pour améliorer votre coup de pied. Ils pourront vous servir pour le football, et certains d’entre eux pour d’autres sports aussi.

  • Placer le pied d’appui légèrement sur un côté du ballon. Le genou de cette jambe doit fléchir un peu.
  • Si vous cherchez davantage de puissance pour le tir, essayez de lever la jambe qui frappe le plus possible pendant l’impulsion.
  • Maintenir la cheville du pied qui tire, verrouillée et ferme, pour un tir puissant et stable.
Connaître les muscles utilisés pour frapper dans un ballon permet de se concentrer sur les mouvements et de gagner en précision.

  • Si vous ne voulez pas que le ballon monte trop haut, inclinez votre corps vers l’avant lors de la frappe. Votre tête doit être alignée avec le ballon au moment de tirer.
  • Au contraire, si vous cherchez de la hauteur, inclinez votre torse vers l’arrière. Ainsi, le tir gagnera sa course angulaire vers le haut.
  • Essayer de frapper avec l’aide des hanches, à moins que l’effet recherché soit courbé dans la trajectoire du tir.

Finalement, vous pouvez également considérer d’autres types de frappes qui exigent plus de technique que de force. Par exemple, le tir avec trois orteils ou avec la partie interne du pied.

Cependant, avec un bon entraînement de la jambe pour gagner en puissance ainsi qu’une exécution adéquate, vous parviendrez à améliorer cette compétence. Connaître les muscles que nous utilisons en frappant dans un ballon nous permettra de nous concentrer sur les mouvements et de gagner en précision.